Le développement des maisons de santé pluriprofessionnelles en France

Le développement des maisons de santé pluriprofessionnelles en France

Les maisons de santé pluriprofessionnelles ont vu le jour dès 2007 en France. Elles répondent aux besoins de soins toujours plus nombreux, à cause notamment du vieillissement de la population et des nombreuses maladies chroniques des Français.
Les maisons de santé pluriprofessionnelles fédèrent des équipes de santé pluridisciplinaires.
Si elles sont d’ores et déjà efficientes, il convient toutefois de penser à leur évolution, en particulier grâce à l’essor des nouvelles technologies.

Qu’est-ce qu’une maison de santé pluriprofessionnelle ?

Définition

Les maisons de santé pluriprofessionnelles, comme leur nom l’indique, regroupent un ensemble de professionnels de la santé. Ce sont des professions différentes, autour d’une patientèle commune. Cette même patientèle est le fruit d’une même zone géographique.
Un cabinet regroupant plusieurs médecins généralistes n’est pas une MSP.
Pour se prévaloir de ce nom, la MSP doit par exemple regrouper un médecin, un kinésithérapeute, un nutritionniste, un ergothérapeute, un orthoptiste, un psychologue, un ostéopathe, un infirmier…
La MSP peut également accueillir des médecins spécialistes, des pharmaciens et même des biologistes.

Évolution

Selon les chiffres de l’Assurance Maladie, l’engouement pour ces établissements pluridisciplinaires ne se dément pas.
En 2018, 192 nouvelles maisons de santé pluriprofessionnelles ont adhéré à l’ACI (Accord conventionnel interprofessionnel). Le nombre de professionnels exerçant en MSP a bondi de 34 % entre 2017 et 2018 .Tout comme le nombre de patients, qui a augmenté de 33 % dans le même laps de temps.
Les maisons de santé sont largement valorisées par les ARS (Agences régionales de santé).
Le gouvernement entend même doubler leur nombre entre 2018 et fin 2022, soit un objectif de 2 000 MSP avant 2023.

Organisation

L’ADN d’une MSP n’est pas simplement de regrouper différents professionnels, mais bien de les faire collaborer. Une coordination de ces soins de premier recours, comme ils sont appelés, doit permettre de donner une dimension sociale, sanitaire et humaine ainsi qu’une coopération entre les professionnels libéraux.
Alors que les pouvoirs publics encouragent largement d’opter pour un statut juridique de SISA (Structure interprofessionnelle de soins ambulatoires), force est de constater que les maisons de santé pluriprofessionnelles choisissent en majorité une organisation sous le statut associatif (pour 45 % d’entre elles contre 37 % pour les SISA).
Le pourcentage restant s’organise en société d’exercice.

Objectifs des maisons de santé pluriprofessionnelles

Faciliter le parcours patient

S’il est souvent difficile pour le patient de bénéficier d’un parcours de soins fluide et facilité,
un des objectifs des maisons de santé pluriprofessionnelles est d’y remédier.
En effet, le but de ces maisons est de faciliter la collaboration et la coordination des soins.
Vous l’avez en introduction, ces établissements ont été créés principalement pour répondre aux besoins d’une population vieillissante et atteinte de pathologies chroniques.
Ainsi les différents partenaires peuvent aisément se rencontrer autour d’un même dossier patient et proposer les solutions les plus adaptées.
Le patient peut alors, dans une même structure, être reçu par les différents professionnels, ce qui facilite grandement son parcours.

Juguler la crise démographique médicale

L’autre objectif majeur des structures pluriprofessionnelles est de lutter contre les déserts médicaux. En effet, et malgré la loi de 2019 visant à supprimer le numerus clausus des études de médecine, force est de constater que certaines régions sont peu pourvues en professionnels médicaux. C’est un réel souci pour les patients.
Le fait d’exercer dans une MSP permet aux différents partenaires de ne pas être seuls. Des horaires de travail plus conventionnels (grâce au partage du temps de travail) permettent, aux médecins généralistes notamment, de conjuguer vie professionnelle et vie privée.
Le partage du dossier de soins du patient (meilleure prise en charge) et ces horaires plus souples peuvent séduire de nouveaux médecins.

Les maisons de santé pluriprofessionnelles du futur

Même si les maisons de santé pluriprofessionnelles sont à elles seules une évolution des pratiques médicales, elles peuvent toutefois encore s’améliorer.
Bien sûr, la réflexion permanente sur l’évolution et le perfectionnement des pratiques a pour but de coordonner les actes de soins afin de simplifier le parcours patient. C’est bien ce dernier qui doit rester au centre des préoccupations.

Les évolutions via les nouvelles technologies

Nul ne peut contester que les nouvelles technologies nous ont simplifié la vie, dans tous les domaines.
Il n’est certes pas utile dans notre quotidien de pouvoir envoyer un satellite dans l’espace, mais de nombreuses technologies nous apportent chaque jour une aide bienvenue.
Dans le domaine qui nous concerne ici, évoquons par exemple les bornes que l’on trouve aujourd’hui dans différents lieux de soins. Elles permettent, entre autres, de limiter les files d’attente et de s’enregistrer seul, sans devoir attendre qu’une secrétaire soit disponible.
Le gain de temps et de sérénité est considérable.
Le patient est acteur de son parcours de soins et profite de l’ère digitale pour faciliter sa propre prise en charge.
Il convient également d’évoquer les systèmes de géolocalisation qui permettent de s’orienter dans des hôpitaux parfois gigantesques. Ceci n’est toutefois pas le cas généralement dans les maisons de santé pluriprofessionnelles.
Cogis Networks a ici un rôle à jouer. Grâce à ses nouvelles technologies, comme les bornes d’accueil interactives multi-services Tim Tam Tom et la solution de gestion de file d’attente FLEXWAITii, il est le partenaire idéal.
Entrer dans l’ère digitale du futur et faciliter le parcours patient, voilà notre motivation.

Leurs nouveaux objectifs

Les nouveaux objectifs des maisons pluriprofessionnelles sont alors de guider et d’aider le patient dans son parcours.
En le rendant acteur de sa santé, et en le libérant de la relation dualiste médecin/patient, il gagne en autonomie et participe aux soins.
Il n’est plus uniquement une personne dans la file d’attente interminable. Il prend en main son accueil, son enregistrement ainsi que ses rendez-vous.

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